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Incident au César: Léa Drucker et Ahmed Sylla racontent l’interruption de la cérémonie par une militante

Lors de la cérémonie des César, une intervention a eu lieu. Canal+ a stoppé la diffusion, le temps d’évacuer la jeune femme arrivée sur scène.

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Vendredi 24 février, Canal+ diffusait la cérémonie des César. Chaque année ou presque, une intervention a lieu. Cette année, la chaîne privée s’était préparée. Une jeune femme de 24 ans est arrivée sur scène, silencieuse, le bras levé avec un t-shirt sur lequel était écrit « We have 761 days left », («  il nous reste 761 jours », en référence à la date butoir fixée par le GIEC face à l’urgence climatique). La suite de la séquence a été coupée à la télévision.

Les téléspectateurs ont tout de même eu le temps de voir la réaction d’Ahmed Sylla et de Léa Drucker, tous les deux sur scène. Il a fallu quelque temps à l’humoriste pour se rendre compte de la présence de la jeune femme. Sous le coup de la surprise, Ahmed Sylla a déclaré : «  Fallait que ça tombe sur moi. Sur la tête de ma mère, fallait que ça tombe sur moi ! C’est un délire. Ce n’est pas prévu hein  ! »

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Après la reprise de l’antenne, quelques minutes plus tard, Ahmed Sylla avait lancé à nouveau : « Le t-shirt était même pas repassé, moi ça m’énerve ! Tu repasses le t-shirt, et tu peux arrêter une cérémonie ». Les internautes avaient critiqué ce trait d’humour, accusant l’humoriste de ne pas prendre au sérieux l’écologie. Ce à quoi il a répondu plus tard, sur les réseaux sociaux : «  Bonsoir Nils, nous sommes tous concernés par l’écologie, le trac l’adrénaline, le silence de la jeune femme, le direct, je ne savais pas ce pour quoi elle militait, voilà tout, no offense. Bonne soirée ». Il raconte également l’évacuation de la militante en story sur Instagram : « Il n’y a eu aucune, aucune, aucune violence. Je sais qu’il y a eu une photo qui est sortie, où on la voit soulevée. C’est parce qu’au moment où la sécurité est arrivée, elle s’est mise par terre. Forcément, on n’allait pas la traîner comme un vulgaire sac-poubelle. Ils l’ont portée, ils l’ont évacuée. C’est tout ce qu’il s’est passé ».

« Nos rires sont des rires de gêne »

De son côté, Léa Drucker a également pris la parole dans un post sur Instagram : « Nos rires sont des rires de gêne, et non des rires moqueurs. Le rire de celui qui sait qu’il est dans la merde, mais qui ne veut pas transmettre son angoisse à la télévision, et devant cette salle. Et j’invite celles et ceux qui un jour auront à animer un direct, quand ce n’est pas votre métier, à expérimenter cette panique de l’imprévu, quand l’objectif était d’essayer de vous faire passer un bon moment ».

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Elle regrette cependant la reprise de la soirée : « Évidemment il aurait fallu informer les téléspectateurs à la reprise du direct, de ce qu’il venait d’arriver et de l’action revendiquée. Encore aurait-il fallu, Ahmed et moi, que nous soyons informés de cette cause que Nina venait défendre. Je lui ai demandé si elle voulait dire quelque chose, et elle m’a fait signe que non ». Pendant la cérémonie, plusieurs sujets d’actualité ont été abordés dont l’Ukraine et l’Iran, « Mais ni l’Académie des César, ni aucun d’entre nous d’ailleurs, n’ont évoqué l’urgence climatique durant la cérémonie, c’est vrai », reconnaît Léa Drucker.

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