Accueil Actu Télé

Michel Manini, le réalisateur de «Bonne nuit les petits», est décédé

Le créateur de l’émission pour enfants est mort à 86 ans.

Temps de lecture: 2 min

Le dimanche 13 août, Michel Manini est décédé à l’âge de 86 ans, a annoncé sa famille à l’AFP ce lundi. L’information a également été annoncée sur la page officielle de l’émission : « Aujourd’hui Nounours est très triste. Il vient d’apprendre que Michel Manini, son réalisateur (et metteur en scène en 2015) a rejoint les étoiles ce matin. Nounours a des pensées très affectueuses pour son ami et sa famille. Bonne nuit les petits doit énormément à cet immense professionnel de l’image. Avec Claude Laydu, à côté de lui sur cette photo, ils vont sûrement se mettre au travail pour réaliser de nouveaux épisodes… dans les étoiles.  »

Avec Claude Laydu et son épouse Christine, ils ont réalisé plusieurs centaines d’épisodes de la série devenue culte dans les années 1960. D’abord diffusée sur l’ORTF en noir et blanc entre 1972 et 1973, « Bonne nuit les petits » débarque sur TF1 dans une nouvelle version en 1976. C’est ensuite France 2 qui permettra aux fans de suivre les aventures de Nounours, Nicolas et Pimprenelle de 1995 à 1997.

Chaque soir, les personnages en marionnettes du Marchand de sable et de son assistant Nounours descendent de leur nuage pour rendre visite aux enfants Nicolas et Pimprenelle, avant qu’ils aillent se coucher. Tous les épisodes se terminent par quelques notes de pipeau, reconnaissables entre toutes.

Une réalisation difficile

En tant que réalisateur, Michel Manini a succédé à Jacques Samyn qui avait imaginé les personnages de Petit Louis, Mirabelle et Gros Ours dans la première saison. Michel Manini change alors les noms des marionnettes.

À lire aussi : Rihanna va prêter sa voix à personnage de dessin animé

Réalisé une telle série n’était pas chose aisée. Il avait d’ailleurs expliqué le déroulement d’un tournage au journal Ouest-France en 2016 : « D’abord, il fallait enregistrer les voix des comédiens. Puis on tournait avec la bande-son en play-back. Les caméras étaient juchées à plus de 1,70 m de haut, car les marionnettistes étaient debout, tenant les personnages à bout de bras. » Il ajoute : « La grande difficulté consistait à filmer en évitant de cadrer leurs têtes. » En concluant : « À cette époque, il n’y avait pas d’écran de contrôle. On ne pouvait visionner les scènes qu’une fois les pellicules développées, soit 48 heures après le tournage. Je réalisais environ une émission et demie par jour. Et une émission durait moins de quatre minutes. »

Retrouvez plus d’actualités sur www.soirmag.be et sur Facebook.

L'actu en vidéo

 
Sur le même sujet

Aussi en Télé

Voir plus d'articles

À la Une