Philippe: mission unité
Après ce 9 juin électoral, le roi des Belges joue les premiers rôles. Il va devoir composer avec deux partis flamands, la N-VA et le Vlaams Belang, qui veulent la fin de la monarchie, voire la fin du pays. Une entreprise périlleuse.
Comment préserver l’unité de la Belgique avec deux partis qui n’en veulent plus ? Voilà l’équation aux multiples inconnues que le roi Philippe va devoir résoudre dans les semaines à venir, aidé par son cabinet et les présidents de parti qui vont se bousculer dans son bureau. Les élections ont parlé : « Le nationalisme flamand se porte très bien. Jamais ces deux partis ne sont arrivés à un score aussi fort ensemble », établit Cédric Istasse, chercheur au Centre de recherche et d’information socio-politiques (CRISP). La N-VA, parti indépendantiste – selon le point n°1 de ses statuts –, est la première formation du royaume avec 24 sièges (-1) à la Chambre des représentants. Le Vlaams Belang, à l’extrême droite, en remporte 20 (+2), pour un score historique.









