Françoise Hardy, les adieux les plus doux
Elle disparaît à 80 ans, victime du cancer, et lègue un beau testament au terme de 50 ans de carrière : des chansons douces-amères, une sensibilité précieuse.
Sa fin était redoutée ; elle la repoussait mais on la savait proche. Elle nous cause pourtant de la peine, de celle qu’on ressent pour une artiste aux affinités électives. L’idole des yé-yé s’était muée en auteure, en astrologue, en mère-artiste contenant la gloire, tranquille face à l’épreuve. La disparition de Françoise Hardy nous fait même éprouver un réel vide. En mars 2021, elle publiait encore un livre, « Chansons sur toi et nous », un recueil de tous ses textes parus depuis 1962. L’adieu d’une artiste trop modeste, doutant d’elle-même mais qui a réussi par la grâce des sentiments. L’été dernier, elle livrait un bilan de santé des plus pénibles sans rien masquer de son combat. Le 3 juillet 2022, dans les colonnes du « Journal du dimanche », on découvrait son calvaire : « Depuis mes 45 radiothérapies, l’absence définitive de salive et le manque d’irrigation du crâne et de toute la zone ORL ont rendu ma vie cauchemardesque.










