Presque le Lagaffe de Franquin
Vilipendé tous azimuts par les bédéistes distingués, Pierre-François Martin-Laval s’est carrément fait lapider avec son « Gaston Lagaffe » sorti en 2018, précédé d’une campagne de presse hostile et quasi unilatérale, surtout chez nous, d’où était originaire son père inconditionnel André Franquin, natif d’Etterbeek disparu en 1997 à l’âge de 73 ans. Une ins-ti-tu-tion. Une statue. Un mythe ô combien mérité. Gaston Lagaffe est l’anti-héros dans toute sa splendeur, visionnaire dans sa dénonciation des excès et des absurdités du « monde moderne » du siècle dernier que le passage au suivant n’a fait… que décupler ! Comment le « réinventer » sur la toile ? Le challenge osé par « Pef » le Marseillais, l’auteur du savoureux « Essaye-moi », est celui d’un acteur-auteur qui s’est spécialisé dans la transposition de bédés à l’écran comme en ont successivement témoigné ses « King Guillaume » et « Les Profs ». Autant de succès arithmétiques à défaut de critiques. Mais il s’agissait là de bases nettement moins ancrées dans la mémoire collective de moult générations.








