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François, le pape qui voulait changer l’Église

Le pape François s’est éteint à 88 ans, ce lundi de Pâques. Dimanche 20 avril, il était apparu sur le balcon de la place Saint-Pierre. Élu en mars 2013, il se montra plus ouvert que ses prédécesseurs, car tenaillé par les crises multiples frappant le monde catholique. Article réservé aux abonnés S'abonner
Journaliste Temps de lecture: 6 min

Une soutane blanche immaculée, pas de mitre sur la tête, aucun ornement liturgique, seulement une croix bien visible autour du cou, un regard reconnaissant mais ferme, le pape François laisse une image simple et dépouillée, fruit de son engagement et de ses origines. Il voulait « une Église pauvre pour les pauvres ». Une Église désencombrée de ce qui lui nuisait : les luttes de pouvoir, les accusations de pédophilie, les blocages moraux, ses pesanteurs et ses scandales. Un exercice compliqué entre des groupes, presque des factions, antinomiques à l’œuvre au Vatican. A-t-il réussi ce recentrage nécessaire sans rien renier des fondements de l’Église catholique ? Il est trop tôt pour trancher. Mais François est en tout cas parvenu à se démarquer de ses devanciers, loin de l’austère Benoît XVI et du dogmatique Jean-Paul II. Il s’est éteint à 88 ans ce lundi de Pâques. Pendant plusieurs semaines, il s’était battu contre une double pneumonie et avait d’ailleurs été hospitalisé.

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