Affaire Guillaume Meurice à Uccle : Alex Vizorek et Charline Vanhoenacker montent au créneau, « une forme de censure »

Le secteur de l’humour monte au créneau après la décision de la direction du Centre culturel d’Uccle de ne pas programmer le spectacle de l’humoriste français Guillaume Meurice. Sur Instagram, Florence Mendez avait vivement réagi. PE avait, quant à lui, annoncer ne pas se produire à Uccle.
Dans ses propos rapportés par la DH, Charline Vanhoenacker, Alex Vizorek ainsi que Vincent Taloche défendent leur confrère. « Je n’ai pas envie de réagir au premier degré à ce sujet », explique Alex Vizorek, qui a bossé aux côtés de Guillaume Meurice sur France Inter. Mais d’ajouter : « Mais évidemment que je le programmerais. Il vient quand il veut, ça fait des années que je le tanne ! »
Charline Vanhoenacker, l’humoriste belge qui a officié sur les ondes de France Inter avec Guillaume Meurice dans « Grand Dimanche soir », déplore de son côté : « Quand un théâtre déprogramme un artiste ou un spectacle de cette manière, pour de sombres raisons politiques, c’est très alarmant. Ça devrait tous nous alarmer. C’est d’autant plus stupide de faire ça que le spectacle en question relève de l’éducation populaire et de l’humour, deux choses joyeuses et positives que les populistes détestent, parce que ça les fait flipper. Alors ils préfèrent en priver leurs administrés. J’espère que ça donnera envie à d’autres communes de programmer ce spectacle ! »
Et de conclure : « Je suis très étonnée que cette pratique qui relève d’une forme de censure se déroule en Belgique. La France ne va pas aussi loin me semble-t-il, les communes qui mènent une bataille culturelle se contentent de ne pas programmer, ce qui est déjà très inquiétant… »
Même son de cloche pour Vincent Taloche, président de la Fédération belge des professionnels de l’humour (FBPH) : « Mon avis, il est global et pas contre lui. Mais, pour moi, non on n’annule pas des spectacles. L’annulation, ça me gêne, il y a un truc qui ne va pas. »
Retrouvez plus d’actualités sur www.soirmag.be et sur Facebook.









