La protection des océans en jeu
Encore une grande conférence pour rien ? On saura dans quelques jours si la réunion mondiale que la France et le Costa Rica organisent à Nice est un échec ou pas. Les enjeux sont de taille : la troisième Conférence des Nations unies sur l’Océan, qui se tient du 9 au 13 juin, doit aboutir à la mise en œuvre d’une protection concrète de la haute mer, qui est pour l’instant quasiment une zone de non droit. C’est quoi la haute mer ? Ce sont les eaux internationales, qui commencent à 370 km des côtes, au-delà des zones de souveraineté des États côtiers. Cette haute mer représente 65 % de la surface de l’océan mondial, 90 % de son volume et occupe 50 % de la surface de la planète. C’est donc considérable. Cette haute mer n’appartient à personne et, faute de lois, elle est devenue un Far West. Pour réguler la situation, un traité de la haute mer a été adopté en 2023 mais n’est pas encore appliqué. L’objectif de la Conférence de Nice est de rassembler au moins 60 pays qui vont ratifier ce traité et le mettre alors complètement en œuvre.








