Waterloo, la chute de Napoléon
Le 18 juin 1815. Pour les nostalgiques de la grandeur impériale française, ce jour est à jamais marqué d’une pierre noire. Entrée dans l’Histoire comme le symbole de la défaite absolue, la Bataille de Waterloo, terrible mais magnifique de tragique, a clos la fabuleuse campagne des Cent-Jours de l’empereur des Français. Cette toute dernière guerre de l’ancien monde a enrayé l’extraordinaire reconquête du pouvoir entreprise par un homme à la volonté d’airain dans un gant de fer. Elle a sonné le glas d’une carrière prodigieuse, tout entière vouée à la réalisation d’une ambition démesurée, celle du plus grand self-made-man de l’histoire de France. Ce jour a marqué la fin de Napoléon Ier, précipitant dans sa chute un empire dont les scintillantes dorures cachaient mal un pays à genoux, exsangue financièrement, coulé économiquement. Une population qui a perdu près de 1,7 million d’hommes depuis 1792, dont bon nombre pendant les sanglantes guerres napoléoniennes. Un territoire désormais moins vaste que sous le règne de Louis XVI.










