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La petite histoire des croix d’occis

Témoins de bien des drames, ces monuments fleurissent depuis des siècles le long de nos chemins de campagne. Bruno Marée en a fait l’inventaire. Article réservé aux abonnés S'abonner
Journaliste Temps de lecture: 2 min

Vedrin, en bord de route, à l’entrée d’une allée de ferme, une croix fortement érodée par les outrages du temps laisse entrevoir un sombre message : « Ici a été assassiné par des voleurs Jacques Cochart, mineur de Vedrin le 10 janvier 1688. Priez Dieu pour son âme. » À Florennes, le long d’un chemin, une autre croix nous apprend qu’en 1758, un bourgeois « est tombé mort en se rendant à la foire ». À Walcourt, Maximilien a été « étouffé par le mauvais air dans cette minière » en 1854. Elles sont des centaines, disséminées le long des routes de Wallonie. Souvent on n’y prête pas trop attention. Les croix d’occis content, comme autant de chapitres d’une histoire locale empreinte de drame, des décès, souvent brutaux, qui ont peiné et parfois profondément choqué une population au point qu’elle tienne à rendre hommage aux personnes disparues par ces témoignages de pierre qui ont traversé les décennies et parfois les siècles…

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