La Belgique de l’entre-deux-guerres : l’âge d’or du cinéma
Mais le cinéma était d’abord, avant tout et par excellence, le divertissement populaire, l’opium visuel des masses. Il y avait, dans notre pays, environ 800 salles et jusqu’à deux millions de spectateurs par semaine. Tous les Eden, les Alhambra, les Kursaal, les Olympic, les Louvre, les Rio, les Rialto, les Eldorado, les Select, les Trianon, les Splendid, les Marivaux, les Feeric, les Plaza, les Cinéac accueillaient sur leurs fauteuils de bois dur, dans une odeur et une couleur que l’on reconnaissait dès l’entrée et qui faisaient partie de la fête, les foules qui marchaient sans complexes aux conventions du policier, du western, du mélo et de la comédie américaine sans être pour autant « aliénées », contrairement à ce que des sociologues ont souvent prétendu depuis.










