Comment le numérique met l’organisme à bout
Devant le déferlement de contenu numérique, le psychothérapeute Maurice Johnson-Kanyonga alerte : bon nombre d’élèves du secondaire passent plus de 8 à 10 heures/jour sur leur téléphone, jusqu’à parfois 14 à 18 heures ! Certains reçoivent une notification toutes les deux minutes. Ils passent donc plus de temps devant leur écran que devant les profs. Leur cycle du sommeil est perturbé, tout comme leur attention qui est sans cesse fractionnée, et même leur alimentation : les individus hyperconnectés mangent leur sandwich sans lâcher leur écran… « À force d’être opposé à un flux d’infos et d’images en continu, on assiste à une baisse de réactivité émotionnelle. On voit que le cerveau – pas seulement celui des étudiants d’ailleurs – met en place un mécanisme de défense : il devient peu à peu moins réactif par rapport aux stimuli envoyés par le numérique, c’est ce qu’on appelle “l’engourdissement émotionnel” », nous explique-t-il.










