Benoît Poelvoorde : « Plus je vieillis, plus j’ai la trouille »
Un pitch sérieusement casse-gueule (un déserteur chrétien se fait passer pour un Juif pendant la Seconde Guerre mondiale en espérant trouver une planque facile, avant de sérieusement déchanter). Benoît Poelvoorde a répondu à l’appel, et la magie a pris !
Vous jouez Jean Chevallin, un personnage menteur, lâche, opportuniste et… illusionniste ! En quoi ce trait de magie complète-t-il le personnage ?
Benoît Poelvoorde : Faudrait demander à Pascal (Elbé, NDLR). D’autant plus que dans la première version du scénario, il y avait encore plus de tours de magie. Mais j’étais très paresseux, donc je n’ai jamais vraiment voulu apprendre les tours. J’ai refusé de voir des coachs et de prendre des leçons. Et à dire vrai, Pascal n’a jamais trop insisté pour que j’en fasse davantage. Je n’ai jamais gratté la question, mais je me suis raconté que ce gars, Jean, était illusionniste parce qu’il ne cesse de s’adapter. L’illusion, c’est une forme de mensonge.









