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Le monde des mordus de fourmis : « Certains se fichent de savoir à qui ils vendent, tant que l’argent tombe »

Elles pèsent quelques milligrammes, mais mobilisent aujourd’hui des milliers de passionnés. La myrmécologie en amateur explose, entre émerveillement, contenu didactique et business gris. Article réservé aux abonnés S'abonner
Par Rodrigue Jamin
Temps de lecture: 5 min

Des dizaines d’ouvrières pour bâtir, nourrir, combattre et une reine pour les gouverner toutes. Ce n’est ni une métaphore politique ni un hommage à la trilogie des « Fourmis » de Bernard Werber, mais le quotidien de passionnés pour qui les fourmis sont des merveilles d’ingénierie naturelle. Bienvenue en myrmécologie.

De plus en plus de « passionnés »

Longtemps domaine d’entomologistes, le mot est aujourd’hui revendiqué par des amateurs qui élèvent des micro-civilisations à six pattes. Entre rigueur scientifique, bricolage en tubes à essai et dérive marchande, ce hobby dopé à YouTube et TikTok connaît un boom fulgurant. Sans l’encadrement qui va avec.

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