Roger Laboureur a quitté le terrain : « Il avait ce don rare de faire passer l’émotion avec légèreté »
Pour toute une génération de Belges francophones, le sport n’a pas d’abord été une image, il a été une voix. Une voix grave, posée, chaleureuse, capable de faire naître l’émotion avant même que le ballon n’entre dans le but. Cette voix, c’était celle de Roger Laboureur, figure majeure du journalisme sportif belge, décédé à l’âge de 90 ans. Avec lui disparaît bien plus qu’un commentateur, c’est une certaine idée du sport à la télévision et à la radio qui s’éteint.
Né le 13 juillet 1935 à Andenne
Roger Laboureur appartient à cette génération pour qui le journalisme était un métier d’artisan. À ses débuts, pas de statistiques en temps réel, pas de consultants omniprésents, pas de VAR. Il fallait observer et « transmettre » aux auditeurs et téléspectateurs. Une capacité surtout à faire passer l’émotion brute d’un événement sportif à un public parfois très éloigné des stades.










