Que reste-t-il de la dynastie Pahlavi, la dernière lignée impériale à avoir régné sur l’Iran ?
L’histoire des Pahlavi commence par un coup de force. En 1925, la monarchie s’installe en Iran à la faveur d’un renversement politique appuyé par l’armée. Très vite, le nouveau pouvoir promet ordre, stabilité et modernité. L’ancien nom de Perse est abandonné au profit de l’Iran. Le pays veut rompre avec le passé, s’aligner sur l’Occident, accélérer son entrée dans le XXᵉ siècle. Mais cette modernisation fulgurante s’impose d’en haut, sans toujours écouter le peuple.
Figure centrale de cette dynastie, Mohammad Reza Pahlavi règne de 1941 à 1979. Il rêve d’un État fort, laïc, industrialisé. L’armée est modernisée, l’influence religieuse contenue, les infrastructures se multiplient. À l’international, le shah soigne son image, séduit les chancelleries, fascine les magazines. L’Iran apparaît alors comme un îlot de stabilité dans un Moyen-Orient en pleine ébullition.









