« J’ai aperçu, non sans une certaine fierté, le visage de la Reine » : rencontre avec l’embaumeur Alain Koninckx
Nous n’avions pas d’informations sur le lieu où nous allions retrouver Alain Koninckx. Nous étions préparés : le cœur bien accroché, l’estomac pareil, prêts à affronter des odeurs cadavériques et des visions à n’en plus dormir. Heureusement, l’embaumeur nous a ménagés. « Nous sommes à Floreffe, dans un lieu stratégique de ma société. C’est un hall de stockage, un hangar de transit pour mes employés (il en a quatre, NDLR) et moi-même, puisque notre activité se pratique chez nos clients », nous dit-il. Dans les rayonnages : des fluides d’embaumement sur palettes, des bacs jaunes de déchets biologiques voués à l’incinération ou du plâtre « pour les grosses reconstructions ». Rien de macabre : les outils d’un métier que l’on découvre lorsque la mort frappe.









