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La dinomania affole les ultra-riches

Les fossiles nourrissent un marché où spéculation et dérives vont bon train. Dans un livre enquête passionnant, la journaliste Pauline Lallement s’intéresse à ce phénomène où la Belgique des milliardaires joue son rôle. Article réservé aux abonnés S'abonner
Par Rodrigue Jamin
Temps de lecture: 5 min

Il fut un temps où les dinosaures appartenaient au silence des vitrines, à la lenteur des fouilles, à la patience des scientifiques. Ce temps est révolu, place au « Jurassic fric ». Désormais, des squelettes vieux de dizaines de millions d’années surgissent ailleurs : dans les halls de grandes fortunes, les fondations privées, les parcs d’attractions et, surtout, dans les salles de vente où ils s’arrachent à coups de millions.

Exit les toiles de maître ?

« Au départ, je pensais naïvement que les dinosaures échappaient au marché, comme un patrimoine commun », confie Pauline Lallement, auteure de « Jurassic fric » (Flammarion). Pendant trois ans, elle a remonté une chaîne tentaculaire, des fouilles en Mongolie aux maisons de vente les plus prestigieuses. Elle raconte la transformation d’un objet scientifique en objet de désir pour les ultra-riches.

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