La dinomania affole les ultra-riches
Il fut un temps où les dinosaures appartenaient au silence des vitrines, à la lenteur des fouilles, à la patience des scientifiques. Ce temps est révolu, place au « Jurassic fric ». Désormais, des squelettes vieux de dizaines de millions d’années surgissent ailleurs : dans les halls de grandes fortunes, les fondations privées, les parcs d’attractions et, surtout, dans les salles de vente où ils s’arrachent à coups de millions.
Exit les toiles de maître ?
« Au départ, je pensais naïvement que les dinosaures échappaient au marché, comme un patrimoine commun », confie Pauline Lallement, auteure de « Jurassic fric » (Flammarion). Pendant trois ans, elle a remonté une chaîne tentaculaire, des fouilles en Mongolie aux maisons de vente les plus prestigieuses. Elle raconte la transformation d’un objet scientifique en objet de désir pour les ultra-riches.










