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Un ancien candidat de « Top Chef » s’excuse après avoir été accusé de « patron toxique »

Merouan Bounekraf, ancien candidat de « Top Chef », est accusé de comportement « toxique ». Il s’est exprimé sur Instagram.
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Merouan Bounekraf, qui est à la tête de la boulangerie-pâtisserie Panade et du restaurant des Galeries Lafayette, TerreTerre, est accusé d’être « un patron toxique », rapporte La Voix du Nord.

« Y’a des gosses qui vivent sous les bombes »

À l’origine de la polémique, une story Instagram publiée début avril par le chef lui-même. On y voit la capture d’un message envoyé par l’un de ses employés, expliquant qu’il ne pourra pas se rendre au travail le lendemain en raison d’un « trouble anxieux généralisé », décrit par l’Assurance maladie comme un « état d’inquiétude constant, difficilement contrôlable et durable ». En réaction, Merouan Bounekraf commente, accompagné d’un emoji rieur : « Ce pays… cette génération… Ailleurs, y’a des gosses qui vivent sous les bombes, ici ça postule pour un job puis ça déclenche des troubles anxieux avant même de commencer. »

Dans la foulée, il publie également une offre d’emploi au ton ironique : « Qualité requise : homo sapiens capable de respirer seul sans interruption. »

Ces publications ont suscité une vive réaction en ligne, de nombreux internautes dénonçant son attitude, dans un contexte où les questions de santé mentale occupent une place croissante dans le débat public.

« Sac à merde »

Le compte « Balance ton agency », spécialisé dans la dénonciation des discriminations au travail, s’est notamment saisi de l’affaire, qualifiant la situation de « management toxique ». Selon sa fondatrice, Anne Boistard, le chef lui aurait ensuite adressé des messages privés insultants, captures à l’appui : « Sac à merde », « quand j’ai deux minutes, je m’occupe de toi et ta tronche de biscotte fanée », « en plus d’être moche, t’es conne » ou encore « ce n’est pas l’intelligence qui t’étouffe, ni la beauté ».

Face à l’ampleur de la polémique, Merouan Bounekraf a présenté samedi ses « sincères excuses à la personne visée en particulier par ce post, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui ont été affectés par » sa « prise de position ». Il évoque son « franc-parler souvent clivant », qui l’a « toujours défini », tout en précisant gérer seul sa communication sur les réseaux sociaux.

« Si ma réaction à chaud a été dictée par un contexte de manque de personnel résultant d’absences récurrentes dans le secteur de la restauration, celle-ci n’en est pas pour autant légitime », a-t-il ajouté. Il annonce par ailleurs que, face aux « accusations graves et infondées (…) une réponse judiciaire sera apportée dans les prochains jours ».

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