Manu Causse : « Ce récit est un hommage aux enfants malades »
En pleine promotion, évoquer Youma au quotidien, est-ce que cela vous fait du bien ou ravive la douleur ?
Parler d’elle me fait toujours profondément plaisir. Je pense beaucoup à Youma, je lui parle au quotidien. Tant pis si j’évoque la maladie ou la souffrance, ce que l’on garde et ce que j’ai envie de transmettre, c’est sa force et sa beauté.
À l’origine, ce texte n’était pas un roman, mais un véritable carnet de bord tenu dans la tourmente…
Oui, c’est une lettre-carnet. Je m’adressais à elle tous les jours pour la tenir au courant de notre quotidien, mais aussi pour marquer le passage du temps. Tenir ce journal, agrippé à mon poêle dans le salon, c’était ma façon de tenir la maladie en respect. Une manière de dire : « Elle est là, mais elle ne va pas nous engloutir, car je la pose sur le papier. »










