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La reine Mathilde appelle à renforcer l’égalité des genres en entreprise lors de sa mission économique en Turquie

La reine affirme que des mesures concrètes, notamment législatives, sont nécessaires pour atteindre cet objectif.
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Alors que l’égalité au travail entre les hommes et les femmes reste encore un objectif lointain, notamment en Turquie, des mesures concrètes, notamment législatives, sont nécessaires pour l’atteindre. C’est le message défendu lundi par la reine Mathilde à l’occasion de la mission économique belge à Istanbul.

« Il est scientifiquement prouvé que l’autonomisation des femmes au cours de leur carrière professionnelle renforce l’économie de demain, la résilience et les capacités d’innovation, façonnées par les entrepreneurs et les dirigeants de la prochaine génération », a-t-elle déclaré.

Selon elle, l’expérience belge démontre que l’égalité n’arrive pas « par chance », mais « à travers des choix délibérés et structurels », qu’elle appelle à mettre en place « dès maintenant si nous voulons bâtir le futur ».

« Le progrès requiert des mesures concrètes, notamment législatives, pour promouvoir l’égalité des genres ; des initiatives comme la transparence des salaires et le dialogue social ; et aussi des investissements durables dans des services de gardes d’enfants accessibles et de qualité », a plaidé la Reine.

« Dans le même temps, si une véritable égalité dans l’éducation, le monitorat et les réseaux professionnels est nécessaire pour renforcer l’émancipation des femmes et filles, (…) cela doit être accompagné d’efforts visant à éliminer les obstacles persistants comme la discrimination et les stéréotypes ». La délégation belge présente lors de cette mission économique montre cette différence, avec davantage d’hommes, parmi lesquels l’ensemble des ministres, que de femmes.

Cette situation perdure également en Turquie, comme l’atteste Neslihan Nigiz Ulak, en charge des activités turques du groupe belge La Lorraine, spécialisé dans les boulangeries et pâtisseries industrielles. « Nous n’avons que 30 % de femmes parmi la main-d’œuvre turque », a-t-elle expliqué à l’occasion d’un panel entrepreneurial. « Beaucoup quittent le marché du travail à mi-carrière en raison de la maternité, mais aussi de bien d’autres obstacles ».

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La dirigeante est également présidente du LEAD Network en Turquie, un groupe d’entreprises qui pousse à l’égalité de genre. Elle a appelé les patrons d’entreprises à aider les femmes en « sponsorisant les talents féminins, pas seulement en les encadrant ».

Michèle Sioen, CEO de l’entreprise belge de textile Sioen depuis 35 ans, reconnaît également des problèmes à ce niveau. « Il y a plus de femmes qui disposent d’un diplôme universitaire, mais c’est un fait que beaucoup d’entre elles arrêtent pour avoir des enfants. Elles sont nombreuses à faire ce choix en toute conscience, mais je trouve important que les dirigeants d’entreprise aident celles qui souhaitent poursuivre leur carrière », a-t-elle partagé, arguant qu’entre « un homme et une femme avec les mêmes compétences, je choisirai toujours la femme ».

Elle s’est toutefois montrée plus réservée concernant un arsenal législatif destiné à renforcer l’égalité de genres, estimant que cela irait trop loin. « Un petit coup de pouce reste toutefois utile », a-t-elle plaidé.

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