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Les fleurs dans l’Histoire : tussie-mussie & ikebana

Au XVe siècle, l’ikebana, également connu sous le nom de « la voie des fleurs », s’est érigé en art codifié. Article réservé aux abonnés S'abonner
Par Louise Depuydt
Temps de lecture: 3 min

Qu’ont en commun le faste d’un bouquet de roses jeté dans le vase en cristal d’un salon bourgeois parisien et la divine asymétrie d’une branche de pin déposée avec soin sur un socle dépouillé dans un intérieur de Kyoto ? Rien, sinon ce besoin viscéral de l’homme d’avoir à portée de vue le génie végétal. Là où l’Occident a longtemps cédé à l’ivresse de l’accumulation de fleurs virant souvent au kitsch, l’Orient a choisi d’élever le bourgeon au rang de philosophie en créant l’ikebana, l’art de « faire vivre les fleurs ». Une quête de l’abondance et de la symétrie d’un côté de la Terre, le culte d’une forme de vide et de la diversité de l’autre. Ces deux façons d’envisager les compositions florales – et la nature par extension – cohabitent aujourd’hui après un parcours bien différent.

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