Programme télé de ce jeudi 6 août : notre sélection

Certes connaissait-on « Le loup et l’agneau » de Jean de la Fontaine, ceux qui « sont entrés dans Paris soit par Issy soit par Ivry » de Serge Reggiani, les « gazillions » de Joe Dassin dans ses « Petits pains au chocolat », « le mariage d’une étoile et d’un lion » de Vanessa Paradis dans son « Marylin & John », mais pas encore de rencontre mémorable entre les deux bébés prédateurs évoqués dans le titre du film de Gilles de Maistre, sorti avec un énorme succès en octobre 2021. Né un 8 mai 1960, l’auteur n’est pas le premier venu. Descendant du philosophe savoyard Joseph de Maistre, dont la gloire remonte à la période révolutionnaire où il défendit le retour à la monarchie absolue, il est aussi le petit-neveu de René Clément, le Bordelais des « Jeux interdits », « Plein Soleil » et « Paris brûle-t-il ? ». Présentement âgé, donc, de 66 ans, Gilles de Maistre a été journaliste, auteur, documentariste, globe-trotter et enfin réalisateur et producteur de cinéma. Et à ce titre, on lui devait déjà un « Mia et le lion blanc », contant les aventures d’une jeune adolescente et d’un lionceau d’une race très particulière, né dans la ferme d’élevage de ses parents, en Afrique du Sud.
C’est d’ailleurs durant ce tournage que s’est tenue une discussion avec le zoologue autochtone Kevin Richardson, ayant entendu parler d’un projet réunissant deux « bébés » élevés ensemble. On est aussitôt passé à l’acte pour préparer le film, avec un Paddington qui va devenir Mozart, et un Walter qui va rugir sous le nom de Rêveur, tous deux alors âgés de quelques semaines à peine. Le résultat sera au-delà de toutes les espérances, car on apprendra que les deux animaux devenus adultes sont restés inséparables, au sein de la réserve d’Andrew Simpson, qui sera lui-même conseiller durant un tournage qui s’est adapté à la croissance de ces acteurs pas comme les autres. Il faudra en outre une quinzaine de refonte du script. Seule vraie star à l’affiche : ce bon vieux Graham Greene, l’acteur d’origine amérindienne révélé par le mythique « Danse avec les loups » de Kevin Costner, récemment disparu à 73 ans. Il chapeaute la ravissante autochtone Molly Kunz, dans cette coproduction franco-canadienne qui est aussi la dernière du regretté Jacques Perrin. L’officier de « La 317e section », et de « L’honneur d’un capitaine » de Pierre Schoendoerffer, est devenu producteur au nez fin (ah, ces fameux « Choristes » qui ont fait tant de jaloux !) et un grand passionné par la faune depuis « Le peuple singe » et « Microcosmos »…
« Le loup et le lion », 20h20, RTL-TVI ***








