« Je suis resté quasiment un mois sans dormir » : Jean-Denis Lejeune se souvient du jour où Julie et Mélissa ont disparu

Au cours d’un long entretien accordé à « Soir mag », l’ex-procureur du roi de Neufchâteau Michel Bourlet et le père de la petite Julie, Jean-Denis Lejeune, sont revenus sur les zones d’ombre de l’affaire Dutroux, trente ans après l’arrestation du criminel et la découverte des corps de Julie et Mélissa.
Jean-Denis Lejeune s’est notamment remémoré le jour où il a appris que sa fille avait disparu. « Le jour où on m’a appris que les petites n’étaient pas rentrées, le 24 juin 1995, je revenais du tennis, en short. Derrière chez Gino Russo, il y avait un champ d’orties. Je l’ai traversé pendant des heures, sans ressentir la moindre douleur. Puis, je suis resté quasiment un mois sans dormir. Il se passait quelque chose dans mon corps que je ne m’explique toujours pas, mais je tenais debout », a-t-il confié à « Soir mag ».
Après ce terrible drame, Jean-Denis Lejeune a créé Child Focus. « C’est la plus belle réussite de ma vie. Dans notre malheur, on a été très bien entourés par les amis, la famille. Des proches organisaient des soupers spaghettis, des spectacles de magie, des événements qui rapportaient un peu de sous. Il fallait payer les affiches : les imprimeurs favorisaient les délais, mais à un moment donné, on recevait la facture. On a payé de notre poche parce qu’à l’époque, l’ASBL Marc et Corinne, qui gérait ça, n’avait pas de subsides. Elle avait une photocopieuse, c’est tout », a-t-il précisé.
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