Programme télé de ce vendredi 25 septembre : notre sélection

Dans cette série documentaire, les affaires de disparitions et de mœurs qui ont frappé le département de l’Yonne entre 1970 et 1990 sont revisitées plusieurs années après les faits. Ce soir, deux morts tragiques de jeunes filles, tuées par Michel Fourniret : Marie-Angèle Domèce et Joanna Parrish. Des victimes oubliées du système judiciaire, des familles laissées de côté pendant des décennies… Et pourtant, si les enquêtes avaient été menées autrement, d’autres victimes auraient certainement pu être évitées !
Marie-Angèle, résidente d’un foyer de la DDASS, disparaît mystérieusement en juillet 1988. Son corps ne sera jamais retrouvé. Sa sœur Véronique raconte le calvaire de l’attente. Et pourtant… une amie de Marie-Angèle reconnaît de suite Fourniret quand il est arrêté, pour l’avoir vu rôder près du foyer à plusieurs reprises. Elle n’a jamais été entendue par la police… Monique Olivier, lors d’aveux qu’elle réitère à quatre reprises pendant ses interrogatoires, explique : « Marie-Angèle était devenue une obsession pour lui ». À la sortie d’Auxerre, ce jour d’été 88, Fourniret connaît tout des habitudes de la jeune fille pour l’avoir suivie et observée. Il tente de la violer et la tue. Jamais elle n’a été retrouvée…
Dans le même temps, Monique Olivier avoue avoir assisté, en 1990, au meurtre de Johanna Parrish, jeune Anglaise de 20 ans, discrète et réservée. Une nouvelle proie pour Fourniret. Monique Olivier est dans la camionnette qui sert à l’enlèvement. Fourniret s’arrête dans un lieu reculé. Il la viole et la massacre dans le véhicule. Monique Olivier est sur le siège passager, elle entend la jeune fille hurler, traumatisée, mais elle ne bouge pas. Le couple se débarrasse du corps en le jetant dans la rivière.
Pourquoi ces deux dossiers n’ont-ils pas été jugés à Charleville-Mézières en 2008 ?… Peu de temps avant, l’ex-femme de l’ogre des Ardennes avait accusé le procureur de Charleville de l’avoir frappée. Une enquête est alors ouverte. Ces deux dossiers ne sont pas joints aux autres meurtres jugés en 2008. Une procédure qui a mené à 15 ans d’attente de plus pour les familles. Les dossiers quittent Auxerre pour Charleville, puis Paris où un non-lieu est prononcé. Les aveux de Monique Olivier étaient pourtant là...
Les victimes sont à nouveau abandonnées. Jusqu’en 2012, où une nouvelle juge d’instruction reprend les dossiers de zéro. Fourniret finit par avouer. Les affaires seront jugées en 2023, après 30 ans d’errements judiciaires !
« La conspiration du silence, affaire Fourniret », 21h40, Tipik.









