Programme télé de ce jeudi 1er octobre : notre sélection

Un projet jugé hasardeux, le suicide de son géniteur Tony Scott, la der de Val Kilmer, la pandémie, la concurrence trop intense de l’heroïc fantasy et au bout du compte, un succès planétaire et une pluie d’éloges pour son… héros Tom Cruise : l’odyssée d’une de ces « aventures » dont le septième art garde le secret. L’histoire a commencé en 2010, lorsque la Paramount propose au producteur Jerry Bruckheimer et au réalisateur Tony Scott de préparer une suite au blockbuster de… 1986. Et ça ne tombe pas si mal car tout le monde ou presque est encore là. On pense à Christopher McQuarrie pour le script et à réduire Cruise à l’arrière-plan. Le cadet des Scott ne voit pas les choses ainsi : il veut une vraie suite dont le thème serait la fin des avions de combat dépassés par les drones. Il y a un quart de siècle, fameusement prémonitoire, n’est-il pas. Il est. Et il reste malgré la fin dramatique de l’auteur d’« USS Alabama » ! Bruckheimer n’abandonne pas. On engage de nouveaux scénaristes et le héros irremplaçable doit s’imposer comme le vétéran auquel on fait appel pour une mission pas comme les autres : détruire à la « 633 Squadron » » le site enfoui sous une montagne où est enrichie la matière fissile indispensable à l’arme nucléaire. On ne cite pas l’Iran, mais personne n’est dupe.
La suite de cette vraie… suite ? Une presse quasi unanime et des tickets vendus pour un milliard et demi de dollars et une nouvelle consécration pour la star approchant alors la soixantaine mais toujours aussi « fit » que dans ses « Mission : impossible », dans un duel implacable avec ses nouveaux pairs dont il pourrait être le père ! La nostalgie d’un toujours mythique P-51 D Mustang – en vrai, celui de l’acteur lui-même, comme la Kawa du pilote – et la conquête d’une Jennifer Connelly décidément digne de son héritage juvénile d’« Il était une fois en Amérique » sorti deux ans avant « Top Gun ». Quant à Val Kilmer, l’infortuné électron libre de Californie, il va déployer des efforts surhumains pour en être in extremis. Dernier clap alors qu’il ne peut déjà plus parler. Sa voix est recréée sur base d’archives vocales totalisant plusieurs milliers d’heures ! La partie finale est intense et la conclusion arc-boutée sur le « repos du guerrier ». Passons sur le procédé d’effets visuels latéraux s’avérant un échec total, mais pas sur le savoir-faire de Joseph Kosinski sur les traces de son probant « Oblivion » avec le même Tom Cruise qui, sans blague, devait revenir dans un « Top Gun 3 » de moins en moins hypothétique ! Quant au « repos »… on repassera.
« Top Gun : Maverick », 20h45, RTL-TVI, trois étoiles.







