Accueil Édito

L’édito de Benoît Franchimont : la fin du mythe GSK

L’édito de Benoît Franchimont, rédacteur en chef.
Rédacteur en chef Temps de lecture: 2 min

L’annonce du féroce plan de restructuration chez GSK est un coup de massue pour le personnel. Avec plus de 1.200 licenciements annoncés, la catastrophe sociale est d’une rare ampleur. Pour faire pire, il faut remonter à la fermeture des magasins Cora (plus de 1.500 pertes d’emploi) ou à celle d’Audi Forest (3.000 licenciements). La priorité pour les syndicats, la direction belge de GSK et les autorités est maintenant de limiter la casse et d’assurer des conditions de départ acceptables. Des conseils d’entreprise auront lieu à Wavre en novembre et en décembre.

Cette restructuration massive est un coup fatal au mythe GSK, celui du premier employeur privé de Wallonie, la pépite du secteur pharmaceutique qui recrutait à tour de bras sur ses trois sites au sud du pays, avec des conditions salariales royales. Jusqu’il y a une semaine, c’était sans doute une immense fierté de faire partie d’une entreprise qui assure jusqu’à 10 % du total des exportations wallonnes. Mais le vent a définitivement tourné. La multinationale, aux racines belges vieilles de 80 ans, a perdu des parts de marché dans le secteur des vaccins, crucial pour sa division belge. En coupant la branche qui flanche, GSK n’a fait preuve d’aucune pitié. Pas le genre d’une multinationale dont le premier objectif est un maximum de profits. En 2025, le bénéfice net de l’entreprise a doublé pour atteindre 7 milliards d’euros.

L'actu en vidéo

 

Aussi en Édito

Voir plus d'articles

À la Une