Programme télé de ce mercredi 4 novembre : notre sélection

Après avoir partagé le quotidien des forces de l’ordre au Canada, en Espagne, en Thaïlande, au Mexique, au Sénégal… Bertrand Caroy reprend ses patrouilles à l’étranger. Destination Athènes où des quartiers entiers sont occupés par la délinquance et le sans- abrisme. Le policier nous raconte son périple grec.
Quelle réalité avez-vous découverte en Grèce ?
Je ne connaissais pas ce pays. J’ai découvert Athènes et me suis imprégné des coutumes locales. C’était une découverte totale ! C’est une ville très peuplée, toujours en mouvement et avec énormément d’équipes de police sur place.
Vous avez été surpris par le nombre de policiers. Racontez-nous.
Ce qui m’a impressionné, c’est leur façon de procéder. Pour les grosses interventions, ce sont les motards qui interviennent en premier tant la circulation est dense. Ils sont souvent à deux sur les motos et ils interviennent pour tous les faits : des bagarres, des agressions, des vols… C’est seulement après qu’arrivent les véhicules quatre-roues. Leurs techniques d’interventions ont dû s’adapter à la densité du trafic pour pouvoir agir au plus vite sur les lieux où il se passe quelque chose.
Loin des cartes postales, vous avez pu découvrir des quartiers plus rudes ?
En effet, il y a des endroits où il vaut mieux que les touristes ne se rendent pas, où la délinquance et la drogue sont présentes, comme dans tous les pays. Mais j’ai été très marqué par des rues ou des quartiers entiers où les tentes et les abris de fortune de personnes sans domicile jonchent les trottoirs. Ces personnes recourent souvent à la drogue dans un milieu social largement défavorisé. J’y ai vu des gens, le dos voûté, le regard vide, certainement sous l’emprise de la drogue du zombie.
Comment la police intervient-elle dans ces zones ?
Elle n’y intervient pas, sauf si de gros problèmes apparaissent ! Ce sont des quartiers qui sont laissés à leur propre gestion et cela évite que les personnes qui s’y trouvent ne quittent les lieux pour s’installer ailleurs. Il y a une forme d’accord tacite entre ces personnes et les forces de l’ordre. Cela m’a beaucoup interpellé de laisser des gens livrés ainsi à leur déchéance. J’avais déjà vu ça au Québec mais là, un encadrement de services d’assistance sociale était présent. Ici, il y a des gens qui vivent dans les immeubles de ces quartiers et le sentiment d’insécurité y est très présent. Finalement, la police a été transparente en m’emmenant là-bas.








