James Rennell, l’explorateur en pantoufles
Notre époque célèbre le mouvement : partir, découvrir, explorer, sortir de sa zone de confort. À l’inverse, celui ou celle qui aspire à ne pas quitter son chez-soi, le casanier ou la casanière donc, souffre d’une réputation peu flatteuse. Le mot évoque ceux qui préfèrent la compagnie des livres à celle d’un voisin de siège d’avion, les certitudes du foyer aux promesses de l’ailleurs. Il y a quelque chose d’héroïque dans le départ, de honteux dans le fait de rester. Quelle trompeuse opposition !, nous démontre l’histoire de l’exploration… car s’il est des voyageurs qui ont traversé les océans sans laisser autre chose qu’un nom sur une carte, certains sédentaires ont davantage fait agrandir les frontières de la connaissance sans quitter leur demeure.










