La séparation
L’édito de Marc Pasteger.
Que reste-t-il de la Belgique au lendemain d’élections aux résultats dévastateurs ? Ceux qui sont attachés à ce pays et à son unité ont-ils encore quelques raisons d’espérer que l’aventure entamée en 1830 puisse continuer ? Si, officiellement, les Wallons et les Flamands sont toujours forcés de vivre ensemble, au vu du paysage politique, les deux communautés apparaissent plus que jamais séparées. La Wallonie a largement accordé ses préférences à la gauche et à l’extrême gauche pendant que la Flandre plébiscitait la droite nationaliste et l’extrême droite. D’un côté comme de l’autre, il est hors de question de nouer le moindre dialogue. Pragmatique, Bart De Wever a, dès lundi, mis sur la table la perspective d’un confédéralisme. Plus rapide à dire qu’à mettre en place, évidemment.










