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L’édito de Pierre De Vuyst : « Merci chers Diables Rouges »

L’édito de Pierre De Vuyst, rédacteur en chef suppléant.
Temps de lecture: 2 min

Il y a des victoires qui valent davantage qu’une étoile sur une vareuse. Des victoires qui rappellent que le sport est l’un des derniers terrains où les principes résistent encore à la force. Merci, chers Diables Rouges, pour cette Coupe du monde qui, pourtant, n’avait pas commencé sous les meilleurs auspices. La victoire improbable, en forme de hold-up, contre le Sénégal, avait ravivé notre flamme. Votre coup d’éclat, vous le tîntes au match suivant, contre les États-Unis, pays organisateur. Avec ce switch surréaliste lorsque le président des États-Unis pesa de toute son influence pour réintégrer, au mépris de toutes les règles (que l’autoproclamé expert orange ne connaît pas d’ailleurs), un joueur exclu dans son équipe.

Mais vous avez mené un match d’anthologie et donné une leçon de football à l’ignare. Diables d’hommes, vous avez rassemblé un pays derrière votre bannière. Mais plus encore ! La planète foot tout entière soutint cette équipe belge non par romantisme, mais parce qu’elle incarnait une qualité rare : la conviction que l’équité et la droiture ne doivent jamais céder le pas à l’influence, que la légitimité se gagne sur le terrain, jamais dans les couloirs du pouvoir. Non, Donald Trump, l’autorité ne confère pas tous les droits. Contre l’Espagne, vous êtes tombés au champ d’honneur. Qu’importe ! Pour nous, vous aviez déjà tout gagné à ce moment-là. Pourtant, l’élimination à peine actée, on est bien vite retombé dans nos travers belgo-belges habituels : faut-il virer le coach ? Courtois a-t-il tous les droits ? Pourquoi les Diables ignorent-ils leurs supporters à leur retour au pays ? L’Union fait la force, mais pas trop quand même… Dommage.

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