L’édito de Benoît Franchimont : la chasse oui, le massacre non

La presse flamande a révélé la semaine passée un nouveau scandale lié à la chasse. Près de 2.000 canards d’élevage ont été disséminés dans des zones naturelles du Limbourg, relâchés illégalement par camions entiers, juste pour être chassés… Ces animaux, incapables de survivre seuls à l’état sauvage, ont dû être capturés et euthanasiés par les autorités flamandes. L’enquête a permis d’identifier les commanditaires, la richissime famille Emsens, qui possède les droits de chasse sur ces territoires. Les Emsens ont payé plusieurs milliers d’euros pour éviter un procès. L’affaire remet au jour des pratiques inadmissibles.
Le lâcher massif d’animaux d’élevage, nourris uniquement pour être abattus pour le plaisir des chasseurs, est un comportement qui devrait être définitivement banni. Tout comme le nourrissage du gibier, en particulier des sangliers dont les populations posent trop de problèmes. Fin août, les associations de protection de la nature se sont aussi mobilisées contre la chasse des oiseaux des magnifiques marais d’Harchies, à la frontière française.
En deux jours, plus de 500 canards de différentes espèces, protégées en Belgique, ont été attirés en France et abattus. En résumé, la Wallonie déploie des moyens considérables pour sauvegarder des espèces qui sont détruites à quelques centaines de mètres. Les associations ne demandent pas d’interdire la chasse mais de laisser une zone tampon autour de la réserve. Juste du bon sens. Chasse, oui mais massacre, non.









