L’édito de Benoît Franchimont : l’IA va-t-elle tous nous tuer ?

En 2029, la guerre oppose les derniers résistants humains aux machines tueuses dirigées par Skynet, une intelligence artificielle. Voilà le début de « Terminator », film culte avec Arnold Schwarzenegger sorti en 1984. Un peu plus de 40 ans plus tard, la réalité est-elle en train de rattraper la science-fiction ?
Un chercheur en IA vient de mettre lourdement en cause les deux géants américains du secteur, OpenAI et Anthropic. Jacob Coxon, qui a démissionné d’Anthropic après y avoir travaillé 3 ans, accuse ces sociétés de faire peser un danger direct sur l’humanité. Selon lui, les systèmes d’IA se rapprocheraient d’un point où ils pourraient « tout pirater, révolutionner n’importe quel domaine du jour au lendemain et acquérir un véritable pouvoir. » Un autre lanceur d’alerte, Evan Hubinger, spécialiste de la sécurité chez Anthropic, estime à plus de 10 % la probabilité que l’IA provoque l’extinction de l’humanité au cours des dix prochaines années… Dans de mauvaises mains, sans garde-fou, l’IA deviendra une menace sérieuse pour nous tous.
Dans notre vie quotidienne, l’intelligence artificielle est partout, jusque dans nos recherches Google. Et il faut s’en méfier déjà à notre niveau. L’IA ment, n’avouera jamais qu’elle ne trouve pas de réponse sûre et s’adapte pour vous faire plaisir. La prudence est de mise. Au « Soir mag », une charte encadre déjà son usage. L’IA peut aider les journalistes à reformuler une phrase, à trouver une meilleure idée de titre, mais jamais à écrire un texte, à créer une photo et encore moins à chercher des informations. Donner les clefs de nos vies à l’IA, lui confier des tâches primordiales, comme éduquer nos enfants, nous informer ou assurer notre sécurité, serait bien trop dangereux. Aujourd’hui ou demain.









