Yvan Attal: «On ne me complimente jamais en tant qu’acteur!»
Devant et derrière la caméra, il porte à l’écran le roman culte « Mon Chien Stupide ».
Vous avez attendu d’avoir 50 ans pour adapter l’œuvre de John Fante ?
En réalité, Claude Berri m’a proposé de le faire il y a 20 ans et je suis passé complètement à côté. J’étais trop jeune (rires). Je n’avais pas encore 25 ans de vie commune et trois enfants, et le livre ne m’a pas parlé. Quand on me l’a reproposé, je l’ai relu, avec ma famille devant moi. Cette fois, ça m’a amusé, je me suis identifié au personnage…
Une identification qui va jusqu’où ?
Pas jusqu’au bout (rires). Mais Fante lui-même, en écrivant le roman, y a mis beaucoup d’humour. S’il parlait de lui, il mettait malgré tout une distance. Mais sur bien des points, je suis comme le personnage. Par exemple, j’ai aussi envie que mes enfants se barrent de la maison, tout en ayant absolument besoin d’eux !










