Le nouveau livre de Paul Colize se plonge dans l’enfer de la mine
La catastrophe du Bois du Cazier sert de trame au nouveau polar de Paul Colize. Une façon de revisiter l’enfer de la mine.
Notre pays compte d’excellents auteurs de romans policiers mais les lecteurs ne le savent pas assez. Parmi eux, Paul Colize, 70 ans et ancien consultant, tient son rang avec une belle efficacité. Il inscrit souvent ses intrigues dans le terreau belge. Cette fois, il descend dans la mine, le 8 août 1956, quand survient la catastrophe du Bois du Cazier. Ce jour d’été devait être lumineux ; il sera d’une noirceur effroyable ! Quelque 275 hommes descendent dans le puits qui avale les vies quand un incendie se déclare ; 262 y meurent, dont 136 Italiens payant un lourd tribut. Le pays est sous le choc. Une intrigue s’invite à ce stade du récit : et si Donato et Francesco, réfugiés sous un wagonnet en attendant les secours, en avaient profité pour liquider leur chef porion sous couvert de la tragédie ? Car les motifs de se plaindre de cette ordure ne manquent pas, comme on le découvre lors de leur procès qui s’ouvre en 1958.










