Philippe Labro: «Avec la mort de Kennedy, l’Amérique a perdu l’espoir»
Philippe Labro a couvert l’événement en 1963. Il en retrace la portée.
Qu’est-ce que l’Amérique perd avec l’assassinat de Kennedy ?
Elle perd l’espoir. JFK n’avait pas véritablement achevé sa présidence et il y avait l’espoir qu’il deviendrait un grand président. Il avait déjà épargné au monde une Troisième Guerre mondiale après la crise des missiles à Cuba. Il avait aussi marqué son empreinte sur les majors du pétrole ou sur les droits civiques. Mais il restait en gestation. Tout le monde s’accordait pour dire qu’il serait réélu et qu’il ferait huit années de kennedysme. Avec cette tragédie, l’Amérique se prive un peu de son avenir. Ses opposants ne se frottent pas les mains, car ce serait inconvenant, mais les Républicains ne sont pas insatisfaits de ce qui arrive.
Kennedy était-il devenu gênant pour les plus puissants ?










