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Les grandes batailles de la Belgique (15): la bataille de Courtrai (1302)

La cavalerie française perd ses « éperons d’or » devant les fantassins flamands.

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Journaliste Temps de lecture: 3 min

Le massacre des « Matines de Bruges » laisse la France de Philippe le Bel sans voix. La guerre de Flandre provoquée par le comte Gui de Dampierre cache à peine un enjeu économique de taille, car le textile flandrien dépend en grande partie d’une matière première en provenance d’Angleterre, d’où un appui… à peine discret de cette dernière à la Flandre. Idem pour d’autres entités de la Belgique d’alors, voyant d’un mauvais œil les visées unitaristes du Capétien. La résistance de Bruges s’est étendue à la plupart des villes de Flandre et son écho s’est propagé tant au nord qu’à l’est, tant et si bien qu’en prévision d’une réaction royale, les milices des rebelles « klauwaerts » ont accueilli des volontaires namurois, liégeois, luxembourgeois, zélandais et même brabançons sous la houlette de Goswin de Goidsenhoven (nom de l’actuel Gossoncourt, dans le Brabant flamand), alors que le comte Godefroy de Brabant combat pour le Lys !

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