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Les fleurs dans l’Histoire : à la boutonnière de Proust

Derrière le velours des boudoirs parisiens, l’histoire de l’orchidée s’écrit davantage dans la boue et la sueur. Article réservé aux abonnés S'abonner
Par Louise Depuydt
Temps de lecture: 3 min

Lorsque Marcel Proust s’avançait dans les salons parisiens, une orchidée blanche fraîche et duveteuse nichée à la boutonnière, il ne portait pas seulement une fleur ; il arborait un manifeste. Sous sa plume, dans « À la recherche du temps perdu », la reine des orchidées, la Cattleya, est devenue le code secret d’un érotisme mondain. Rappelez-vous : « Faire cattleya » n’est autre que, pour Swann et Odette, l’euphémisme fleuri de leurs ébats. Si l’écrivain dandy de la Belle Époque la chérissait tant, c’est que l’orchidée possède cette élégance un brin décadente qui semble murmurer que, sous ses pétales, se cachent des secrets inavouables.

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