J’ai l’habitude de me défendre. Mais là, c’était Dieu. Comment vous faites quand c’est Dieu qui vous fait ça ? » L’état de sidération qui s’empare de cette très jeune victime à l’époque où le prêtre lui fourre de force sa langue dans la bouche est le même que celui qui frappe de plein fouet les admirateurs du vénérable homme d’Église et symbole de la lutte contre la pauvreté. L’impensable est pourtant bien réel : une enquête a permis d’établir qu’entre 1970 et 2005, l’abbé Pierre s’est rendu coupable de faits d’agressions sexuelles ou de propositions déplacées sur des jeunes femmes/filles de son entourage ou des collaboratrices de ses associations.
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