L’affaire Vrain-Lucas
Au début des années 1870, la presse l’a surnommé « le Balzac du faux » ou encore « le Prince des imposteurs »…
Cet obscur autodidacte, mais aussi faussaire de génie, demeure beaucoup moins connu que son illustre victime, le grand mathématicien Michel Chasles, dont le nom évoque encore pour beaucoup d’entre nous les exercices de math de nos années lycée…
À son époque, Michel Chasles avait atteint les plus hauts sommets de la renommée scientifique en France et en Europe : membre de l’Académie royale de Belgique et de la Royal Society, de l’Institut de France, professeur de géodésie à l’École polytechnique. Élu à l’Académie des Sciences pour ses travaux en géométrie, Commandeur de la Légion d’Honneur, il avait la réputation d’un savant à l’esprit ouvert, passionné par l’Histoire et… grand collectionneur d’autographes de personnages célèbres achetés, dit-on, à prix d’or, car il dispose d’une importante fortune familiale.










