Les disparus de Mourmelon (2/2)
Un adjudant-chef arrêté en flagrant délit. Le procès aurait dû rendre justice aux familles. Ce sera un naufrage judiciaire.
Nous l’avons vu la semaine passée, l’affaire des disparus de Mourmelon devient « l’affaire Pierre Chanal », le 9 août 1988, lorsqu’une patrouille de gendarmerie procède à l’arrestation, près de Mâcon, de cet adjudant-chef de 42 ans, instructeur au camp de Mourmelon. À la suite d’un contrôle de routine, les gendarmes découvrent à l’arrière d’un combi Volkswagen, garé dans un chemin sans issue, un jeune touriste hongrois pieds et poings liés, totalement traumatisé, qui leur raconte ce qui vient de lui arriver. Pendant vingt heures, il a subi les pires sévices sexuels après avoir été pris en stop par son bourreau au péage de Chalon-Nord. Pierre Chanal est inculpé de viol, d’attentat à la pudeur et de séquestration, puis écroué à Mâcon.










