Chimène Badi : « J’ai un besoin physique de donner »
Quel est votre rapport au gospel ?
C’est viscéral pour moi, je chante avec mon âme et mes tripes. C’est un besoin physique de donner, je ne peux pas vivre autrement. Pour moi, le chant et l’âme sont indissociables du gospel, ils forment un tout.
Comment avez-vous choisi vos reprises ?
En fonction de mon histoire personnelle. Pour Johnny, c’est lié aux souvenirs des vacances dans les Landes, mon père qui l’adorait et passait ses cassettes en voiture. J’ai choisi « Noir c’est noir », car elle fait écho aux origines mêmes du gospel : le chant des esclaves dans les champs de coton, leurs plaintes et leurs douleurs. Dans cette chanson, on retrouve cette absence d’espoir. Musicalement, j’entendais déjà les cuivres, je savais qu’on pouvait l’emmener vers quelque chose de soul. C’était aussi ma façon de faire un clin d’œil à Johnny, avec qui j’ai une belle histoire.










