Bernard Minier : « Le crime fascine de plus en plus »
L’auteur français, maître absolu du thriller, réunit à nouveau ses deux ennemis jurés, Julian Hirtmann et Martin Servaz. Il dissèque aussi notre passion pour le crime où tout le monde s’improvise chercheur de vérité. De quoi nous triturer les méninges avec ce 13e roman noir.
Vous faites appel à vos héros récurrents : impossible de s’en passer ?
Complètement, même si ce n’était pas prévu quand j’ai écrit mon premier roman, « Glacé », que Servaz serait amené à s’installer. Il me fallait un policier puis il a pris chair avec quelques manies comme sa passion pour la musique de Gustav Mahler ou son penchant pour les citations latines. Servaz n’a pas tout dit. Mes lecteurs y sont très attachés. Ce personnage au long cours me surprend moi-même au fur et à mesure qu’il vieillit, comme nous tous.
Quel genre d’écrivain êtes-vous ?









