Amélie Nothomb rend justice à sa maman dans son nouveau roman
Ce « Tant mieux » n’est pas un cri, c’est la philosophie de vie d’une mère, celle d’Amélie Nothomb, une femme hors du commun à laquelle l’auteure a tenu à rendre hommage dans son dernier livre. Dans ce roman, à la fois drôle et stupéfiant, qui se lit avec boulimie, sont rassemblés, sous le couvert d’autres prénoms les personnages principaux de sa famille du côté maternel. Pourquoi les modifier alors que dans « Premier sang », le livre qu’elle a consacré à son père, Amélie Nothomb ne l’avait pas fait ? « C’est moi que je protège, écrit-elle. La famille maternelle est frappée d’un tabou que je ne peux pas lever. » Pour le reste, tout est vrai : Adrienne (la maman d’Amélie), qui est donc ici l’héroïne de sa propre vie, fut cette enfant forte qui réussit notamment à résister à une mère tueuse de chats (Astrid), à un père volage (Donatien) et à une grand-mère (Bonne-Maman de Gand) que l’on pourrait assimiler à la terrible « Madame Mac’Miche » de la comtesse de Ségur.










