Amel Bent : « Je suis normale, peut-être trop »
Quelle est la symbolique derrière le titre de l’album, « Minuit Une » ?
Minuit Une, c’est le moment où les gens comme moi, hyperactifs et hypersensibles, se retrouvent un peu bloqués dans un entre-deux, où le corps ne peut plus trop agir parce que c’est la nuit et qu’on ne peut rien faire. Et en même temps, le cœur continue de battre à 2.000 à l’heure. Les émotions sont là, décuplées par le silence ambiant, l’obscurité. J’ai toujours eu l’impression que c’était une espèce de sas hyper angoissant et un endroit où l’imaginaire peut commencer à se déployer. Je réfléchis beaucoup durant ces heures. J’ai transformé ces moments d’angoisse, où je ne savais pas trop quoi faire, en des moments où je me retrouve avec moi-même pour écrire, soulager mon esprit, cheminer, introspecter…
Diriez-vous que cet album est sombre ?









