Ex-banquière, l’infirmière a gagné au change
L’été touche à sa fin, mais ce midi, une douce chaleur emplit encore l’atmosphère. Aux Cliniques Saint-Luc à Bruxelles, des papillons de toutes les couleurs posés sur le mur blanc du service de neuropédiatrie et les infirmières en tenue « bleue comme un ciel de Provence » tentent de faire oublier leur condition aux petits patients hospitalisés. Dans le long couloir, un couple embrasse un petit garçon en pyjama, lui promettant sans doute de revenir très vite. Plus loin, une infirmière pousse doucement le lit d’un bébé endormi, une petite fille de deux mois que ses parents ne viennent plus voir. C’est cela aussi la vie en hôpital : la confrontation du monde des bien portants et de celui des êtres en souffrance, de ceux que leurs proches entourent et de ceux qui sont seuls face à la maladie, de ceux pour qui l’hospitalisation ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir et des autres qui n’auront pas cette chance. En tant qu’infirmière, il faut être sacrément armée pour entrer dans l’univers des hôpitaux.










