Les phares veilleurs d’histoires : Robert Louis Stevenson, le vilain petit canard
Dans son livre « À travers l’Écosse », Robert Louis Stevenson affirme qu’« un petit Écossais entend beaucoup parler de naufrages, de récifs meurtriers, de déferlantes sans pitié et de grands phares, ainsi que de montagnes couvertes de bruyère, de clans sauvages et de covenantaires (membres d’une association formée en vue d’une action commune) pourchassés. » Dans ce pays où l’adage dit qu’il y a plus de rochers que de moutons, les petits garçons grandissent, en effet, bercés par les intrigantes histoires des phares qui les entourent. Stevenson, que nous connaissons davantage pour son désarçonnant « L’étrange cas du docteur Jekyll et de Mr. Hyde » (1886) et avant lui sa terrible « Île au trésor » (1883), a tout particulièrement vécu une enfance baignée dans le monde maritime puisqu’il est issu d’une dynastie écossaise de… bâtisseurs de phares !










