La Belgique de l’entre-deux-guerres : la peste brune s’étend
Dans « Mein Kampf », Hitler avait écrit : « Toute propagande doit être populaire et abaisser son niveau intellectuel jusqu’à la limite des facultés d’assimilation du plus grand nombre. » Le principe était appliqué intégralement, avec un luxe énorme de moyens, et donnait d’excellents résultats. À Rome aussi, on faisait le salut fasciste, mais c’était avec une sorte d’ironie méditerranéenne et le sentiment de jouer un rôle dans la version moderne d’un opéra de Verdi.
Le salut nazi s’impose
Sous le ciel froid de la Viktoria-Platz à Berlin, quand les foules levaient le bras, bien encadrées par de solides gaillards bottés et musclés porteurs du brassard rouge à croix gammée, c’était une solennelle profession de foi toute gonflée de l’esprit des croisades proches. Le régime nazi commençait à sentir le sang.










