Les écoutes d’un tube culte de Claude François explosent grâce à une publicité devenue virale (vidéo)

A l’heure où des multinationales sont critiquées pour l’utilisation de l’intelligence artificielle dans leurs publicités, un spot de Noël réalisé par un studio d’animation tricolore pour Intermarché traverse les frontières sur les réseaux sociaux, cumulant plus de 20 millions de vues mercredi, selon le patron du distributeur français.
Diffusé depuis samedi, ce « conte de Noël » de plus de deux minutes met en scène un loup qui se met à cuisiner des légumes pour se faire accepter des autres animaux de la forêt et partager un repas de fêtes avec eux, le tout sur la chanson « Le mal-aimé » de Claude François.
D’après Billboard France, le spot publicitaire a fait quadrupler dans le monde les écoutes en streaming de la chanson, 51 ans après sa sortie. La plateforme Spotify a quant à elle enregistré une augmentation de 217 % des streams de la chanson dans le monde entier depuis le 3 décembre, date de la diffusion du spot.
La partie animée, en 3D, est produite par la société montpelliéraine Illogic Studios. Le film, commandé à l’agence Romance, récolte un concert de louanges au-delà de l’Hexagone.
« Un court-métrage magnifique »
Sur X, Le Puits animé, youtubeur spécialiste de l’animation, a ainsi salué un « court-métrage magnifique », l’opposant aux « pubs de m… en IA » de Coca-Cola, en référence aux dernières campagnes de Noël du géant américain, qui ont suscité un tollé.
De même, une publicité générée par IA pour la branche néerlandaise de McDonald’s a récolté une volée de bois vert, poussant la firme à retirer sa vidéo.
« Voilà comment on fait une pub de Noël », lui a lancé sur X Baldwin Williams Jr., un comédien de doublage américain, en republiant le film d’Intermarché. Sollicité par l’AFP, le cofondateur d’Illogic Studios, Lucas Navarro, ne « s’attendait pas à un tel succès » avec son loup animé pour Intermarché.
« Tous les dessins sont faits et peints par des humains », de « manière traditionnelle », ce qui « permet de créer une vraie émotion », a-t-il confirmé, malgré un recours « de manière très très anecdotique » à l’IA dans « certaines parties de programmation ».
« En tant que studio d’animation, évidemment on s’intéresse à l’IA », mais « comme un outil au service des artistes », a insisté celui qui a cofondé Illogic Studios en 2018 dans le sillage du court-métrage « Garden Party », nommé aux Oscars.
Bonne nouvelle pour les fans, le studio développe un projet de long métrage « dans le style » du « Mal-aimé », en coproduction avec la société française Mandarin & Compagnie, selon M. Navarro.
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