Et Dieu créa Bardot
Clap final pour Brigitte Bardot. Elle mena plusieurs vies : jeune première en robe vichy, égérie scandaleuse de la révolution sexuelle, militante de la cause animale, figure solaire de Saint-Tropez, mais aussi mauvaise mère, réac, recluse, scandaleuse, perdant de sa beauté, cette éclatante beauté avec laquelle jamais elle ne tricha, acceptant l’âge et ses méfaits. Le tout dans un brouhaha à la hauteur de sa légende.
Deux coups de crayon au ras des cils, cinq minutes de préparation, les cheveux ébouriffés et BB était prête ! Elle supplantait Marilyn Monroe, l’icône sexuelle de l’Amérique des sixties. Elle démodait les autres stars. Elle supplantait CC (Claudia Cardinale). Elle congédiait DD (Danielle Darrieux). Elle régnait du haut de ses 20 ans et quelques grammes d’insouciance, frimousse légère, mutine, craquante, la femme française dans ce qu’elle a de plus désirable et de plus typé.






